Bon, c'est sans appel, le non est passé. Je suis rassuré, la peine de mort n'est pas rétablie, le services publics sont sauvés et le gouvernement ne pourra pas continuer ses privatisations. Le plombier polonais et la pute slovaque resteront hors de nos frontières, Attac peut être remercié.
Trêve de plaisanterie, maintenant, il faut bosser, préparer l'union pour 2007. Le TCE va continuer son bonhomme de chemin en Europe et on va continuer à chercher le plan B from outer space qui n'est pas dans un tiroir, mais doit être construit. Évidemment, même en ayant voté oui, on continuera à construire l'Europe, même avec les anciens partisans du non, même si ça va être difficile.
Dans les points négatifs, il y a qu'à nouveau on (re)découvre la crise institutionnelle qui couve depuis pas mal de temps. Notre république est à boût de souffle, la 5e république est en fin de course. Autre point négatif, il y a eu une réelle cassure à gauche, la LCR et le PCF se sont payé le PS ; pour quel profit ? Seul l'avenir nous le dira. Sarkozy devrait être nommé premier ministre, ce qui, comme nous l'avait dit Marie-George Buffet, donnera un coup d'arrêt à la politique libérale du gouvernement. Le pire pourrait être une dissolution de l'Assemblée nationale.
Quelques points positifs quand même. Le débat a eu lieu, il n'a pas toujours volé haut mais il a eu le mérite d'exister, et c'est un bonne chose après plus de 10 ans de black-out total sur l'Europe. La participation a été élevée, et ça ne peut qu'être positif, bien sûr. Le camp du non s'est révélé un défenseur ardent de la laïcité, après les polémiques sur la loi sur le voile, c'est une bonne chose et je n'oublierai pas de le leur rappeler.
Maintenant, je n'ai qu'un souhait : que le "camp du non de gauche" gagne son pari, et qu'il y ait un réel changement. Seulement l'Europe n'attend pas après la France, et Chirac n'a pas du tout l'intention de changer sa politique. Au contraire, il parle d'une nouvelle impulsion, Sarkozy parle d'un besoin de rupture. Connaissant le petit Nicolas, je vous laisse imaginer le sens de la rupture.
Voilà, maintenant l'Europe continue, la vie continue. Les autres pays européens vont eux aussi ratifier ou non le traîté, lorsque tout le monde se sera exprimé, nous verrons la force des pays qui ont voté "non". Sachant que le "non" français vaut autant que le "oui" espagnol.
Allez, je vais me coucher.