C'est quasiment devenu un cliché, de défaites en défaites : la gauche doit se rénover, se reconstruire, se moderniser, etc. Parfois on entend un "entrer en résistance", terme porteur d'espoir puisqu'il s'agit là seulement de luttre contre quelque chose, en se gardant bien de proposer quoi que ce soit de viable et crédible.

Quoi qu'il en soit, il va peut-être falloir que la gauche dans son ensemble se pose quelques questions sur son mode d'organisation et la façon dont elle traîte certains sujets. Sur l'organisation, je pense qu'il est un peu tôt pour en parler, tant en ce moment nous assistons à des grands n'importe quoi dans les prévisions, à l'image de ce qu'on a entendu en 2002. Politiques comme journalistes se laissent aller à leurs fantasmes de recomposition. La vérité, pour l'instant, c'est qu'à part la fin de l'UDF et la tentative d'émergence d'un centre "indépendant", l'éclatement n'est pas si énorme que ça et en fait de recomposition, on a beaucoup de personnes qui sont simplement retournées à la maison.

À propos des sujets (mal)traîtés par la gauche, là on peut commencer à parler. Il s'agit en général de sujets qui ont été complètement monopolisés par la droite et qui sont constamment abordés d'une manière qui pourrit le débat : 35 heures, emploi et temps de travail, immigration, sécurité, politique internationale et bien sûr, l'environnement au sens large (santé publique, transports, préservation des espaces naturels et des espèces...). Ce sont les sujets qui me paraissent prioritaires, j'en ferai plusieurs billets, un par sujet.

Vous voyez d'autres sujets ?