Un simple contrôle routier
Par Adrien le mercredi, avril 25 2007, 21:08 - Vers 2007, et au-delà ! - Lien permanent
Près de chez moi (vraiment tout près) se trouve une imprimerie qui appartenait récemment à Québecor et a été cédé à JDC, qui veut partir en laissant quasiment 200 personnes sans emploi ou avec des propositions de reclassement absurdes, trop lointaines évidemment.
Justement énervés par la politique menée et parce qu'ils voulaient le dire à Nicolas Sarkozy, ces salariés, accompagnés de salariés de Nestlé dont le siège est tout près, sont allés à Meaux, le jour où Sarkozy s'y est rendu.
En tout, 2 cars ont été bloqués ce jour-là, sur le côté d'un rond-point, quelque part entre Torcy et Meaux... Les policiers attendent 2h30 pour relâcher les salariés, le temps que Sarkozy finisse son numéro de claquette chez Jean-François Copé.
Je vous livre là un simple fait, un des nombreux exemples des actions de ou autour de Nicolas Sarkozy qui me conduisent à refuser de tout mon être qu'il soit élu président de la république. Je refuse une république à la Berlusconi, verrouillée et antidémocratique. Voilà entre autre pourquoi je voterai Ségolène Royal le 6 mai.




Commentaires
Ils vont porter plainte j'espère. Remarque, je ne sais même pas s'ils ont le droit de le faire ou au moins un "chef d'accusation" (je ne sais pas si ce terme est utilisable dans ce cadre, excusez mon incompétence juridique) pour ça...
C'est légal de bloquer des citoyens pendant 2h30 sans raison ? Remarque, ils vont te dire que 2h30 pour contrôler un bus, c'est un temps de contrôle tout à fait classique...
Pff, quand j'entend certaines de mes connaissances (proches ou moins proches) encore dire qu'ils se posent la question de pour qui ils vont voter, je suis franchement tiraillé entre le hurlement primaire à la bigard que je refréne le plus souvent pour ne pas les braquer, et l'explication posée selon laquelle non, c'est franchement pas possible de voter pour quelqu'un qui veut surtout avoir le pouvoir pour le pouvoir...
Si ne serait-ce que le dixième de l'article chez Marianne (www.marianne2007.info/-Le... c'est un tyran en grande puissance.
Je ne cherche pas à excuser quoi que ce soit, mais simplement à expliquer.
En France, toute manifestation organisée doit être déclarée en préfecture de police. Défaut de telle déclaration permet à la police d'intervenir (préventivement) pour le maintien de l'ordre, si possible par les formes mettant justement le moins possible en péril l'ordre proprement dit. Une fois la déclaration faite, il peut y avoir deux réponses que la préfecture de police : autorisation explicite ( nullement obligatoire, mais très appréciable en pratique, plus facile à obtenir quand la manifestation s'est dotée d'un service d'ordre, a pris des précautions pour éviter accidents et incidents, etc.), interdiction explicite ou... non-réponse (auquel cas rien n'interdit aux manifestants de manifester, sauf intervention contraire des forces de police).
Dans ce cas précis, les organisateurs de la manifestation *écrivent* avoir menacé de bloquer l'A4, ce qui n'est pas très malin de leur part...
Comme tu es une des rares personnes à avoir de très bonnes notions d'orthographe, ce qui facilite grandement la lecture, je me permets de te rappeler que l'expression "entre autreS" est au pluriel ... évidemment.
Amitiés
Hélène
Cet article m'a fait penser à ton billet, dans le genre "bonnes raisons de voter Sarkozy - les garanties démocratiques - la liberté de la presse" et je dois avouer que la subordination des médias à Sarkozy me terrorise, encore pire que les controles d'identité à tout va :
www.liberation.fr/actuali...
Réponse au commentaire de "Zoubida"
Il y a bien un problème puisque les autorités elles-mêmes refusent de répondre (y compris le ministre de l'intérieur lui-même auquel M. Billout, sénateur de Seine et Marne a écrit à ce sujet) et se rejettent mutuellement la responsabilité.
Ce qui pose problème, ce n'est pas qu'il les forces de l'ordre soient intervenues - mais qu'elles soient intervenues à ce moment-là, c'est-à-dire à un moment où aucun trouble n'était constaté.
Tout le monde aurait trouvé normal qu'un cordon de CRS empêchent les salariés d'approcher du lieu du meeting proprement dit.
L'objet n'était pas d'aller manifester, mais d'aller demander une audience.
Enfin, il ne faut oublier qu'un second car a été bloqué dans la zone industrielle de Mitry.
La seule raison qui peut expliquer cette réaction n'est pas la crainte de troubles - cette initiative avait été annoncée publiquement lors d'une réunion à Torcy le 11 avril ainsi que dans la presse - mais, tout simplement, la crainte de la publicité faite à la question de l'emploi. Ce qui est choquant c'est donc l'entrave manifeste à la liberté d'expression...
Comme le confiait un des participants bloqué en rase campagne : "j'ai fait beaucoup de manifs, j'en ai vu pas mal - mais jamais je n'ai eu cette impression bizare et très particulière qu'on a ressentie en étant cernés pendant plusieurs heure au milieu de nulle part"...
Un autre confie : 'les policiers eux-mêmes étaient mal à l'aise"...
Toute la question est là : jusqu'où peut-on aller dans la "prévention" ?
Les salariés de JDC avaient déjà mené d'autres actions de type blocage de l'autoroute (les RG étant parfaitement renseignés à chaque fois) sans jamais avoir été le moins du monde inquiétés...
Ce jour-là on ne les a pas empêchés de manifester (les autorités étaient au courant), on les a empêchés de s'exprimer, tout simplement.