Je crains, en effet, d’offenser nos amis musulmans. Certains d’entre eux auraient pu être choqués. Et comme je n’ai pas le temps de relire le Coran en Arabe littéral, je préfère limiter les risques. Donc, je me fie à l’ouverture d’esprit de nos amis musulmans et décide de ne pas publier le texte.

Certains passages auraient pu déplaire à nos amis catholiques. Benoît XVI, la conférence des évêques de France et les ligues de vertus auraient pu être choqués. Donc, je me fie à leur discernement et je retire ce texte.

Des représentants de la religion juive auraient pu également prendre ombrage de certaines allusions contenues dans l’article. Un passage du Talmud, que je n’ai pas eu le temps de relire, aurait pu entrer en contradiction avec notre discours. Je m'en bats la coulpe et, respectant l’esprit de tolérance de nos amis juifs, je ne publie pas ce texte.

Les partisans du capitalisme auraient pu discerner dans l’article une critique de l’économie de marché. Qu’ils soient rassurés : l’auteur de ces lignes est persuadé de la justesse des lois du marché autorégulé et de la concurrence libre et non faussée. Et, confiants en leur finesse d'esprit, je juge préférable de ne pas publier ce texte.

Nos amis gauchos se seraient sans doute étranglés de rage en lisant ce texte. Je suis convaincu que Brejnev, Lenine et Georges Marchais possédaient la vérité et qu'Olivier Besancenot a de bonnes idées. C'est pourquoi, me fiant à leur honnêteté intellectuelle, je supprim cet article.

Enfin, j'ai pensé à nos amis mal comprenants. Certains passages obscurs auraient pu leur échapper. Qu’ils se rassurent, je ne publierai rien.

S’il reste des personnes que j’ai oubliées ou qui seraient choquées par la présente note (qu'est-ce que ça aurait été si nous avions publié le texte incriminé), elles peuvent exprimer leur désaprobation dans un commentaire, car il n’y a rien que nous ne plaçons au-dessus de la liberté d’expression.


Ah ! depuis le temps que je cherchais un moyen original de parler des censures à tout va au nom du "respect" des croyances, voici que Crise dans les médias me fournit un texte drôle que j'ai juste réadapté. Merci Éric Mainville, à ce soir, à République des blogs ?