À la mairie de Thorigny, où les résultats étaient centralisés, le maire tardait à les afficher, alors que par la magie du téléphone, tout le monde savait déjà que c'était gagné. La foule est plutôt joyeuse, largement à gauche. Dans un coin, des membres du collectif local du non et de la LCR (les soutiens de Philippe Jarry). Je suis accueilli par un "tiens, voilà les jeunesses de droite" provocateur et me fait traîter de "blogueur fou". Bigre, les soirées électorales vont devenir plus chaudes que les Paris Carnet si ça continue. Tout ça c'est pour rire, et on me fait remarquer que je n'ai même pas dit qu'ils avaient appelé à voter pour Calvet. Voilà, erreur réparée, l'appel à voter a même fait l'objet de trois billets sur le blog de campagne (1, 2 et 3). Ils sont également content de la victoire de la gauche, et ils le disent !

Elisabeth Zeller (elle a fermé son blog) est aussi là, pas l'air malheureuse. Il faut savoir que même si officiellement, l'UDF soutenait Chantal Brunel, les militants locaux n'ont pas du tout suivi la consigne et ont même appelé à voter pour Calvet. La guerre fratricide entre l'UDF et l'UMP a donné à plein dans ce petit canton seine-et-marnais, à l'avantage de la gauche. Sarkozy, soutien de poids de Chantal Brunel, a finalement peut-être eu un effet repoussoir, y compris auprès de certains maires locaux UMP. Il faut croire que l'unité sarkoziste n'est pas aussi évidente q'on voudrait bien nous le faire croire.

Une fois que le maire ne peut plus faire autrement que d'annoncer les résultats "officieux", Vincent Eblé et Jean Calvet sont là, une ou deux caméras et une radio (France Bleue Melun) également. Nous applaudissons à tout rompre. Je croise et félicite Philippe Jarry pour ses presque 4 % et nous fonçons à Chanteloup pour le pot de la victoire. Là, discours convenus des vainqueurs et directeurs de campagne, champagne dans des gobelets et DJ un peu reulou. Bises, serrages de pognes, les victoires c'est mieux que les défaites, on se couche heureux.