Violence des échanges en milieu tempéré
Par Adrien le dimanche, février 29 2004, 23:32 - divers - Lien permanent
Oui, je suis enfin allé voir ce film, et ça m'a plu. Plutôt que de vous faire une critique que d'autres ont mieux fait que moi, voici un florilège de petites phrases tellement vraies... que c'en est à pleurer.
- La journée tu bosses, le soir t'assures ta carrière, dixit Mac Gregor himself.
- Comme j'ai le tort d'avoir fait une maîtrise de philo...
- Vous savez, je vis seul avec deux enfants, et j'ai pas de pension...
- Accepteriez-vous de travailler le samedi en échange d'un jour de repos en semaine ?
- Je vous présente Philippe, mon junior. Je l'ai dirigé pour sa première mission, et c'était... chaud, très chaud. Hein ? Ah ah ! Tu vois en fait c'est comme le pucelage, au début on a un peur et après on est tout fier. (Précisons que Mac Gregor a préparé au rachat d'une usine et au licenciement de 80 personnes...)
(D'autres que je pourrais rajouter si ça me revient.)
C'est un film passionant, et terriblement effrayant, surtout la façon dont notre petit héro va se satisfaire de tout ça...




Commentaires
Le film est excellent, effectivement :-)
La fin m'a vraiment fait froid dans le dos parce que je suis convaincu que, dans quelques années, certains de mes petits camarades actuels seront ainsi.
Ce qui me fait "marrer", c'est de voir certains journaux (Le Point pour ne pas le nommer) cracher sur le film sous prétexte que tout serait grossièrement exagéré et que "ô mon Dieu, ma bonne dame, ce film va donner une terrible image des Consultants et du système dans lequel nous vivons qui, pourtant, ne le mérite pas car il est merveilleusement fantastique".
C'est bien connu, les "dégraissages", c'est de la Science Fiction !
Le film est effrayant en effet.
D'autant qu'on (je) s'y projette relativement facilement, qu'on (je) y retrouve des situations qu'on (je) aurait pu cotoyer, ou du moins des connaissanecs poches, si le hasard s'était trouvé différent.
Et s'il est toujours de bon ton de dire que de toute façon c'est un salaud et on (je) n'aurais pas réagi de la même façon, et bien on (je) se sentirait bien mal inspiré de mettre sa main à couper pour le prouver.
C'est comment devenir un salaud ordinaire.
Enfin, je (on) trouve.